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LE LAIT EST-IL MAUVAIS POUR LA SANTE ?
Le problème de la fixation du calcium est nettement posé.
Depuis des décennies le leitmotiv pour assurer l'apport de calcium était "Buvez du lait".
Ce n'est plus le cas aujourd'hui car, à la lueur de découvertes récentes ou plus anciennes, les diététiciens et
nutritionnistes s'accordent pour lui reconnaître un certain nombre d'inconvénients qui le font déconseiller le plus
souvent aux enfants comme aux adultes.
Ce que l'on sait depuis longtemps :
. Le lait de vache à l'état brut présente un certain nombre d'inconvénients parmi lesquels son indéniable manque
de digestibilité. En effet, l'estomac humain adulte ne contient pas la présure qui, dans l'estomac du veau permet de
cailler le lait et le rend digeste.
. Il faut donc fabriquer de la lactase en grande quantité (l'enzyme qui permet de digérer le lait) ou bien attendre que
le lait caille naturellement sous l'effet de la chaleur corporelle pour que la digestion puisse commencer.
Tant que ce n'est pas le cas, le processus de la digestion reste bloqué et les fermentations et autres débuts
de putréfaction se déclenchent.
C'est pourquoi on préfère bien souvent transformer le lait en yaourt ou en fromage. Sous cette forme prédigérée,
il ne perturbera plus la digestion stomacale.
. Mais l'énorme quantité de lipidesd'origine animale contenus dans la plupart des fromages les rend à la fois
indigestes et déconseillés, tant pour le poids que pour la montée des lipides sanguins et le risque de maladies
cardio-vasculaires.
. Enfin, le lait et les produits laitiers comptent parmi les aliments les plus allergisants. Les troubles digestifs suscités
par ces intolérances sont aussi nombreux qu'insidieux !
Ce que l'on sait depuis peu :
Un nombre croissant de nutritionnistes met le lait à l'index, du fait de récentes découvertes scientifiques.
. Un premier reproche concerne la présence d'hormones spécifiquement bovines, porteuses d'informations que
l'hypophyse du veau va interpréter, par exemple pour prendre du poids en peu de temps. Ces mêmes hormones,
ingérées par un bébé humain seront bien sûr insuffisantes pour provoquer une prise de poids fulgurante... mais
s'avéreront par contre tout à fait suffisantes pour dérégler le système hormonal du bébé, contrôlé par son hypophyse.
Ainsi, de nombreuses fonction hormono-dépendantes seront perturbées... à vie.
Même de très petites quantités délivrent le message perturbant !
Un deuxième grief concerne l'assimilation du calcium. Contrairement à ce que l'on croyait, il semblerait que le
calcium contenu dans le lait de vache ne puisse être correctement assimilé par l'être humain. Uinformation, délivrée
par les protéines du lait de vache, pour fabriquer l'osséine dont dépend la minéralisation de l'os, est totalement
inadaptée à l'homme. Par conséquent, l'organisme d'un bébé privé de lait humain et consommant du lait de vache
ne disposera pas de l'information correcte pour fabriquer son osséine et ne pourra donc pas se minéraliser
correctement. Enfant puis adulte, il éliminera de manière excessive, par manque d'osséine, les sels minéraux contenus
dans le sang et les déposera dans les tissus, devenant ainsi sujet aux calculs, kystes et autres indurations.
. En outre, le lait de vache est très riche en calcium et cette excessive richesse inhibe presque totalement l'action
du magnésium, affaiblissant ainsi les cellules nerveuses et musculaires. Il est aussi trop riche en phosphore et, pour
cette raison, peut-être responsable d'une relative hyperparathyroïdie !
Bien d'autres reproches sont encore faits au lait de vache.
parmi lesquels sa surabondance en acides gras saturés, acide lactique et oestrogènes, ainsi que sa pauvreté en lactose.
Bref ! comparé au lait maternel qui contient essentiellement des acides gras poly-insaturés, le lait de vache
fatigue énormément le foie du nourrisson et de l'adulte, à cause de ses grosses molécules lipidiques. Il n'apporte pas
non plus au cerveau humain la qualité de graisses (acides gras insaturés) permettant son développement rapide.
L'excès d'acide lactique quant à lui peut devenir rapidement toxique et entraîner la prolifération de cellules tumorales.
Toutes ces études récentes démontrent donc qu'une alimentation à base de lait de vache est peu recommandée pour
le bébé et qu'elle peut être la cause de déséquilibres fonctionnels qui dureront la vie durant. Chez l'adulte et l'adolescent,
les dommages ne sont pas aussi importants mais existent néanmoins sous forme de déminéralisation, d'inflammations
ou d'encrassements tissulaires pouvant conduire à de simples indurations ou à certaines formes tumorales.
Alors, faut-il supprimer le lait et se priver de son calcium ?
Non, on peut continuer à le consommer sous forme de yaourts ou de laitages fermentés. En effet les bactéries qui s'y développent annulent les risques d'une mauvaise digestion. De plus, la fermentation déclenche la fabrication de
substances intéressantes qui stimulent l'immunité et protègent l'organisme de multiples façons. Veillez cependant à choisir
de préférence des yaourts bio et surtout contenant des lactobacillus.
Une supplémentation en ferments de ce type est d'ailleurs particulièrement recommandée pour assainir l'intestin et
maintenir son bon équilibre.
Trouver d'autres sources de calcium.
Rappelez-vous que le lait n'est pas la seule source de calcium alimentaire : les amandes, les noisettes, les fruits secs,
les haricots secs, les coquillages, les maquereaux, les sardines en boîte, les crucifères (choux), certaines eaux
minérales (Hépar, Contrex, Tallians ... ) en contiennent beaucoup également. Ayez aussi présent à l'esprit que le
magnésium est un "épargnant " du calcium. On a longtemps cru que calcium et magnésium ne faisaient pas bon ménage ;
en réalité, c'est l'inverse. En cas de déficience magnésienne, le calcium s'assimile mal, il peut provoquer de la
spasmophilie, de la tétanie. Lorsque son taux baisse, l'organisme compense en puisant dans la réserve osseuse et
la déminéralisation s'installe.
Enfin, toujours en cas de déficit magnésien, le calcium peut paradoxalement, s'installer sur les tendons, les parois
artérielles, les articulations, entraînant des douleurs, des raideurs et autres calcifications des tissus.
Et les laits végétaux ... sont-ils bons pour nous ?
Pour se passer de lait de vache lorsqu'on aime les desserts lactés et les plats onctueux, rien de plus naturel que les
laits végétaux. En boisson ou en préparations culinaires, ils sont parfaits, délicieux et se révèlent de parfaits alliés de
notre santé.
Ils sont digestes, n'occasionnent aucun inconfort intestinal, ne provoquent que rarement de réactions allergiques et
nous apportent de bons acides gras protecteurs. Enfin, leurs apports en protéines ne sont pas négligeables.
Citons : le lait de soja, celui qui ressemble le plus au lait de vache et remplace celui-ci pour les nourrissons, le lait
d'amande, considéré comme le plus digeste et une des meilleures sources de calcium, le lait d'avoine pour l'hiver car il
est fortifiant et échauffant, le lait (ou eau) de riz, recommandé contre la diarrhée, le lait de noisette, reminéralisant
et recommandé aux enfants, le lait de sésame, pour nourrir le cerveau et modérer le cholestérol....
CONCLUSION :
Pour bien digérer, garder un intestin sain, renforcer le capital osseux et éviter la déminéralisation :
Préférez le lait maternel au lait de vache pour nourrir bébé,
Ne consommez pas de lait, sauf sous forme fermentée, ou bien utilisez des laits végétaux,
Recherchez d'autres sources alimen-taires de calcium,
Veillez à un apport suffisant de magnésium pour bien assimiler le calcium.
source INTERPLANTIN N°15 - Juin-Juillet 2003 Roseline Laval
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